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Promembro s'engage pour les intérêts des porteurs/porteuses de prothèses en Suisse.

Situation générale

Alors que les médias ne cessent de vanter les avancées technologiques des prothèses, force est de constater une dégradation de la situation des personnes porteuses de prothèse(s) en Suisse, assurés SUVA et AI.
Cette péjoration est due tant à une interprétation plus sévère de la législation par l'administration, ainsi que par les modifications successives des ordonnances et des circulaires de mise en application. Ci-dessous, cinq exemples valables aussi bien pour les assurés AI, que pour les assurés SUVA, les choses ne sont guère différentes ou plus roses.

Pourquoi une nouvelle association?

Les institutions comme Procap ou Pro Infirmis sont trop généralistes pour pouvoir se concentrer sur la minorité que représentent les personnes porteuses de prothèse.
C'est pourquoi, la création d'une association spécialisée sur les intérêts des personnes porteuses de prothèse devait voir le jour afin de faire entendre la voix de ses membres, tant auprès du grand-public qu’auprès des autorités politiques.

Il ne s'agit pas de créer un club de handicapés réunis autour d'une activité récréative, ni de se contenter de soutenir l'accès aux genoux électroniques, mais de créer un lobby, un réseau suisse spécialisé dans la protection des intérêts des porteurs de prothèse dans leur ensemble (jeunes et moins jeunes, sportifs ou pas, actifs ou retraités, malades ou en bonne santé).

Les innovations de nos centres de recherche ne profitent pas aux assurés

L'Etat participe au financement des écoles polytechniques qui font de la recherche sur des nouveaux appareillages, type prothèse de demain. D’un autre côté, l’AI et la SUVA s'appuient sur des bases légales qui permettent d’entraver l’accès aux technologies d'aujourd'hui.
Face aux coûts toujours plus élevés auxquels les assurances doivent faire face, il est normal que les prestations ne soient pas distribuées selon la technique de l'arrosoir. Cependant, lorsque les économistes parlent d'argent en réduisant les dépenses, les porteurs de prothèse voient leur autonomie, leur sécurité et leur qualité de vie se péjorer grandement.
Pour le grand-public, les nouvelles technologies bénéficient déjà au plus grand nombre de porteurs de prothèse. La réalité est toute autre et dans les faits, les porteurs de prothèse sont considérés comme des profiteurs s'ils demandent un équipement en adéquation avec les besoins spécifiques à leur cas et en rapport avec les avancées technologiques.
Personne ne se fait couper un membre pour profiter du système !
Certains assurés arrivent à se faire financer des prothèses modernes, lorsqu’ils ont les moyens financiers pour avoir recours à des appuis juridiques et/ou médicaux. Et ceux dont la force (psychique, physique et financière) est limitée se voient refuser les prestations par des fonctionnaires qui ne font qu'appliquer la loi (sic) mais sans égard face à la situation propre de chaque cas.